Un film est un film s’il raconte une histoire.

Quand on part en reportage pour la télévision on sait qu’on ne va pas raconter une histoire.

On sait ce que l’on cherche et on ne trouve que ce que l’on cherche. Dans un reportage l’auteur du film est absent. Le reportage n’a rien de personnel, le sujet est raconté de l’extérieur, on ne s’y implique pas. C’est la règle de base.

Quand on fait un film documentaire on se situe à l’autre extrême. Mais dans un film documentaire on raconte une histoire personnelle. On peut boucler un reportage en quelques jours, mais un documentaire peut demander plusieurs années. Dans un documentaire on est dans l’histoire, on ne la fuit pas. On ne peut pas s’investir plusieurs années dans une histoire si elle nous est indifférente. J’ai réalisé des centaines de reportages, trois documentaires et plusieurs court-métrages de fiction.

La fiction, c’est encore autre chose.

Dans un premier temps on imagine l’histoire, puis on l’écrit, on cherche des acteurs et une équipe, et on démarre le travail. Dans la fiction on dispose d’une liberté totale, tout ce que tu fais sort de ta tête et de ton cœur. Pour moi c’est la façon la plus ludique de m’exprimer à travers les images.

Je suis très bien payé pour les reportages que je fais pour France 24, Arte info et la Télévision Suisse Romande. Cet argent m’a permis de financer les trois documentaires que j’ai produits moi-même. Ils ont été diffusés en France, en Suisse et en Roumanie.

Le bénéfice le plus important a été d’avoir fait des films auxquels j’ai cru, et cela n’a pas de prix. J’ai aussi reçu des prix sous forme de statuettes dorées. Un ami m’a proposé de gratter l’or et de le vendre pour gagner de l’argent. Je ne l’ai pas fait.


Court métrages
Photo 1 Hitchcock reloadedHitchcock reloaded
Canicule
PageLines-Photo-3---Le-cri---Mirel-Bran---Roumanie.jpgLe Cri

Films documentaires
The Securitate Hunter - Mirel Bran - Picture 1Le chasseur de la Securitate
Photo-2-Retour-aller-simple---Mirel-Bran---RoumanieRetour aller simple
Photo 1 - The confession of Andrei SerbanLa confession d’Andrei Serban